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Georges Brassens et Sète en photos et en chansons (1)

Publié le par Art & Energie

P1040111Georges Brassens est né le 22 octobre 1921 dans la ville de Sète où il passe les dix-huit premières années de sa vie avant de rejoindre la capitale. C'est dans cette maison qu'est né le poète-chanteur français qui transcende toutes les générations. Cette maison familiale a été construite par le père de Georges, lui-même maçon et fils de maçon. Sa mère, veuve de guerre, est déjà mère d'une fille (la soeur, ou plutôt demi-soeur du chanteur). Autant le père de Georges est un fervent anticlérical, autant sa mère est une catholique convaincue qui fait baptiser son fils quoique son époux ait pu dire ou penser. Des croyances de ses parents, Georges restera imprégné toute sa vie durant. Dans la chanson Maman, papa, enregistrée en 1953 qu'il chante en duo avec Patachou, le chanteur français "déclare" son amour à ses parents :

 

"Maman, papa, en faisant cette chanson, / Maman, papa, je r'deviens petit garçon, / Et grâce à cet artifice , / Soudain je comprends / Le prix de vos sacrifices, /  Mes parents. / Maman, papa, toujours je regretterai / Maman, papa, de vous avoir fait pleurer / Au temps où nos coeurs ne se comprenaient encor' pas, / Maman, papa, maman, papa"

 

 

P1040103

 

Dans cette chanson, Georges exprime aussi ses regrets sur son comportement de jadis surtout lorsqu'il se trouvait sur les bancs d'école. En effet, on a peine à le croire, mais le jeune fils Brassens est un garçon turbulent et bagarreur qui n'apprécie guère l'école. D'ailleurs, il disait lui-même que son enfance heureuse avait été gâchée par l'école !

C'est au lycée Paul Valéry, non loin de sa maison natale, que Georges poursuit ses études où il est meilleur en gymnastique que dans les autres matières.

Cependant, un enseignant atypique, Alphonse Bonaffé, lui fait découvrir la poésie ce qui bouleversera son mode de pensée. Mais, Georges ne termine pas ses études à la suite d'une fâcheuse aventure. Le jeune homme et quelques autres dérobent des objets de valeurs et narguent la police. Dans le cas de Jo, son diminutif, il s'est contenté de prendre une bague appartenant à sa soeur, ce qui ne suffira pas à l'épargner : le scandale éclate car les médias s'emparent de l'affaire.

C'est cet incident qui incitera Georges, quelques années plus tard à écrire sa chanson Les quatre bacheliers (enregistrée en 1966), dans laquelle il loue la tolérance inattendue de son père :

 

"Dans le silence on l'entendit, / Sans vergogne , / Qui lui disait : "Bonjour, petit, / Bonjour petit." / On le vit, on le croirait pas, / Sans vergogne, / Lui tendre sa blague à tabac,  / Blague à tabac. / Je ne sais pas s'il eut raison, / Sans vergogne, D'agir d'une telle façon, / Telle façon. / Mais je sais qu'un enfant perdu, / Sans vergogne, / A de la corde de pendu, / De pendu, / A de la chance quand il a, / Sans vergogne, / Un père de ce tonneau-là, Ce tonneau-là."

Publié dans musique et chanson

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Samouraï : une revue culturelle autour des arts martiaux

Publié le par Art & Energie

revue samouraiLa revue Samouraï a pour sous-titre Arts de vivre et Arts martiaux d'Asie. Dans sa conception et dans son approche, cette revue qui est âgée d'un peu plus de six mois, prend la suite de la revue Dragon qui a disparu il y environ un an.

Si la plupart des revues sur les arts matiaux présentent majoritairement des techniques ou des résultats sportifs auxquels se mêlent un peu d'histoire, la revue Samouraï, elle, axe sa vision sur l'aspect culturel. Elle est variée et traite des aspects les plus anciens (histoire) aux aspects les plus récents (cinéma).

Sans exclure des arts martiaux plus récents, c'est principalement aux arts martiaux "ancestraux" connus ou moins connus que les auteurs s'attachent : aikido en tête, karaté, wushu ou encore le takeda-ryu. C'est l'énergie, le QI, et la voie, le TAO qui posent les fondements de cette revue. Oui, les techniques sont quelquefois abordées mais dans l'esprit montrant que l'art martial est en réalité une philosophie, une école de vie. La santé à travers le Qi a aussi sa place puisque l'on trouve occasionnellement des articles sur ce sujet. Il en est ainsi d'un article récent sur le Qi Gong dont l'Association Nationale a, il y a quelques mois, déterminé les méthodes officielles à enseigner (le Qi Gong des cinq animaux, des six sons, de transformation des muscles et des tendons et les huit pièces de brocart).

L'intérêt principal de ce magazine bimestriel est justement de se pencher sur tout ce qui a fait et tout ce qui fait que les arts martiaux traditionnels ne peuvent pas être considérés comme simplement rentrant dans la catégorie "sport". Il existe tout un environnement culturel, historique, philosophique qui fait que des techniques deviennent un art, une voie.

Notons enfin la qualité des articles. Beaucoup d'auteurs collaborent à l'écriture de cette revue. Ces auteurs ne sont pas  uniquement des journalistes mais de vrais pratiquants d'arts matiaux de très haut niveau. Citons, pour ne parler que de lui, Roland Habersetzer, 9ème dan de karaté et Soke (fondateur) de sa propre technique martiale le tengu-no-michi, et qui a publié plus de 70 ouvrages sur les arts martiaux (techniques et culture).

 

 

 

 

 

Publié dans arts martiaux

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L'île mystérieuse (Jules Verne, 1874)

Publié le par Art & Energie

L'Île mystérieuse de Jules Verne est l'un de ses plus célèbres romans. L'histoire est celle de cinq hommes qui,  lors de la guerre de Sécession, s'échappent de Richmond à l'aide d'un ballon et font naufrage sur une île perdue au milieu de l'océan. Démunis de tout, n'ayant pas le moindre outil, ces naufragés vont au fur et à mesure, sous la houlette de l'ingénieur Cyrus Smith, fonder une petite colonnie. Mais cette île recèle un mystère que les colons ne perceront qu'à la fin de l'histoire, celui d'un être bienfaiteur, le "génie" de l'île qui les aide dans les situations les plus désespérées sans se faire connaître.

île mystérieusePar ailleurs, un des intérêts de ce roman est que l'on retrouve certains personnages qui sont apparus dans d'autres livres écrits par l'auteur : Vingt mille lieues sous les mers et les Enfants du Capitaine Grant. A la manière de Balzac dans sa Comédie Humaine, Jules Verne entrecroise ici les personnages et leurs histoires (Ayrton, le capitaine Némo). La magie qui en ressort fera oublier les quelques petites erreurs de date faites par l'auteur lui-même qui ne passent pas inaperçues pour ses admirateurs !

Il ne s'agit ici pas dans ce roman d'un seul Robinson mais de plusieurs. Ce thème de Robinson est cher à Jules Verne puisqu'il écrira d'autres livres sur ce sujet. Pour ma part, ce roman est le plus réussi de toute l'histoire des Robinsons. Même Daniel Defoe, l'auteur de Robinson Crusoé, et qui a ouvert la voie à tant d'autres ouvrages n'a pas fait preuve d'une si grande envergure pour aborder ce thème.

Les lecteurs les plus jeunes (et les grands enfants) apprécieront de voir une île déserte se transformer en une véritable "île industrielle" et qui fait donc écho à ce qu'il y a de plus imaginaire en nous. Par ailleurs, comme dans chaque roman de Jules Verne, la science a une place de choix et on admirera la précision avec laquelle le romancier donne, avec force de détails, les techniques utilisées ou les caractéristiques scientifiques (histoire naturelle, agriculture, physique, chimie, etc.).

A lire et à relire sans modération !

 


Publié dans littérature

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Malte : bus insolites

Publié le par Art & Energie

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Malte 

Cette petite île mesurant à peine plus de 300 km² se situe en Méditerranée, au sud de la Sicile. Très densément peuplée, il s'agit d'une république appartenant aujourd'hui à l'Union Européenne, dont les habitants parlent le maltais (langue officielle) et l'anglais.

Principalement connue pour les chevaliers qui y ont habité, elle conserve de nombreux monuments qu'il est passionnant de visiter.

Or, le moyen le plus économique et le plus pratique de connaître Malte reste le bus urbain (ou national au choix !). Portant des numéros correspondant aux routes qu'ils empruntent, ces bus orange traversent la totalité de l'île et vont jusqu'à La Valette.

Si la conduite se fait à gauche, héritage de l'Angleterre (dont les habitants ont aussi malheureusement copié la gastronomie...), la façon de conduire, elle, se rapproche plus de l'Italie du sud... Les Maltais ont quelquefois une façon toute particulière de conduire. Par exemple, les chauffeurs (de bus, de taxi ou de voiture) n'indiquent jamais la direction qu'ils vont prendre. C'est à croire que les véhicules importés sur l'île ne possèdent pas de clignotant ! Et pourtant, je jurerais avoir vu une fois un clignotant marcher : ce qui porterait à croire que le conducteur est un touriste !

Par ailleurs, les chauffeurs de bus ont de temps en temps tendance à jouer les pilotes de rallye sur les routes parfois tortueuses de l'île. Et là, le problème est que ce n'est pas Sébastien Loeb qui est au volant ! Mais ces messieurs (car il ne semble pas y avoir de femmes au volant de ces bus orange) ont tout de même une certaine dextérité dans ce sens où au dernier moment ils évitent l'accrochage.

Néanmoins, si leur façon de conduire ne semble pas toujours très orthodoxe, car elle prend certaines libertés par rapport au code de la route, il n'en reste pas moins que les Maltais sont très chrétiens ! Très insolite : on ne peut pas monter dans un bus sans avoir des images représentant Jésus ou la Vierge (peut-être sont-elles là pour protéger des dangers de la route, quoique l'on pourrait juste recommander un peu plus de prudence). La présence de ces représentations fait partie intégrante de la vie, des croyances, des us et des coutumes sur l'île. La plupart du temps elles occupent un petit espace, comme on peut le voir sur la photo, mais il arrive que ces figurations tiennent plus de place. Une fois, j'ai cru être devant le maître autel d'une église surtout lorsque la musique a retenti et qu'il s'agissait de l'Ave Maria !

 

 

Publié dans globe-trotter

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Un livre et des couleurs...

Publié le par Art & Energie

 

PastoureauCe livre est d'abord paru comme un feuilleton dans le magazine l'Express aux mois de juillet et août 2004. Il s'agit d'une courte étude (120 pages en livre de poche) faite par l'historien et anthropologue français spécialiste de la question de la couleur, Michel Pastoureau.

Cet ouvrage, se présente sous une forme originale pour un livre d'histoire. En effet, il est rédigé sous forme de conversation avec questions posées par Dominique Simonet (écrivain) auxquelles répond Michel Pastoureau. Le livre est divisé en sept chapitres, un par couleur, et le dernier consacré aux demi-couleurs.

L'auteur, dans le sillage d'Aristote, en compte six : le bleu, le rouge, le vert, le jaune, le noir et le blanc. Pour chacune d'elles, il en présente la perception, le symbole et déroule un fil historique, mais aussi géographique et pluridisciplinaire qui permet d'appréhender de façon globale la place des couleurs dans notre société. Une évolution depuis l'Antiquité y est abordée et des incursions dans d'autres  continents servent de comparaison à l'étude. Un autre aspect primordial qui ressort est l'ambivalence, l'ambiguité quant aux symboles et interprétations que l'on peut faire des couleurs : toutes ont un aspect positif et un aspect négatif dans l'inconscient collectif selon les périodes.

La forme sous laquelle est rédigée cette étude la rend très accessible, même aux profanes ou aux néophytes qu'une lecture lourde rebuterait. Le style est allègre, plaisant, et le jeu de questions-réponses donne un caractère assez vif à l'ensemble.

Le seul petit bémol concerne les personnes qui voudraient approfondir le sujet : la lecture suscite tellement de questions qu'on aimerait que le livre soit justement plus épais ! Il s'agit là d'une légère frustration pour les plus passionnés.

 

 

Michel PASTOUREAU, Dominique SIMONET, Le petit livre des couleurs, Points Seuil, éditions du Panama, 2005.

4ème de couverture : Ce n'est pas un hasard si nous voyons rouge, rions jaune, devenons verts de peur, bleus de colère ou blancs comme un linge. Elles véhiculent des tabous, des préjugés auxquels nous obéissons sans le savoir, elles possèdent des sens cachés qui influencent notre environnement, nos comportements, notre langage, notre imaginaire. Les couleurs ont une histoire mouvementée qui raconte l'évolution des mentalités. L'art, la peinture, la décoration, l'architecture, la publicité, nos produits de consommation, nos vêtements, nos voitures, tout est régi par ce code non écrit. Apprenez à penser en couleurs et vous verrez la réalité autrement !

 

 

Publié dans histoire

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