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Avis sur Harry Potter et l’enfant maudit : J’aime / Je n’aime pas (1)

Publié le par Art & Energie

J.K. Rowling, John Tiffany & Jack Thorne, Harry Potter et l’enfant maudit, Gallimard, 2016 (version anglaise éditions Little Brown and Cie, 2016)

J’ai écrit deux articles car j’avais beaucoup de choses à dire !

Voici le premier ci-dessous.

ATTENTION SPOILERS…

Avis sur Harry Potter et l’enfant maudit : J’aime / Je n’aime pas (1)

 

« Harry Potter et l’Enfant maudit va sortir ». Nom d’une chouette ! La suite d’Harry Potter ! Voilà ce que beaucoup de fans de la célèbre saga – moi la première – se sont dits en entendant la nouvelle. Cependant, en réalité, il ne s’agit pas réellement d’une suite, qui n'est pas écrite entièrement par J.K. Rowling - seule la base est d’elle, et ça se voit d'ailleurs ! De plus, c’est une pièce de théâtre et non un roman. Ce dernier aspect entraînant par lui-même des points négatifs. Ainsi une pièce de théâtre est censée être vue avant tout et ne permet donc pas de trouver le foisonnement de détails que proposent les romans. En cela, cela crée de la frustration et il faut lire le livre en gardant tout ça en tête pour éviter d’être déçu par rapport à cet aspect.

Mon impression globale est qu’il y a du négatif comme du positif de façon relativement équilibrée. C’est un livre que je relirai sans doute mais avec beaucoup moins d’enthousiasme que les romans.

Avant d’aller plus loin, cet article est rempli d’informations sur le contenu (je raconte la totalité de l’histoire). Donc si vous n’avez pas encore lu la pièce, attention… vous voilà prévenu(s).

L’histoire :

330 pages pour quatre actes contenant entre 19 et 21 scène chacun… L’action démarre là où le septième tome se termine et l’histoire dans son ensemble se déroule sur plus de trois ans de l’existence des protagonistes. Pour résumer l’intrigue, grâce à un prototype nouveau de Retourneur de Temps, Albus et Scorpius, le fils de Drago Malfoy, remontent le temps pour sauver la vie de Cédric Diggory, mort lors du tournoi des trois sorciers. Ils sont accompagnés par Delphi qui est présentée comme étant la nièce d’Amos Diggory, le père de Cédric, mais qui est en fait la fille cachée de Voldemort et de Bellatrix Lestrange. Delphi va finalement être combattue par Harry, Hermione, Ron, Ginny, Drago, Albus et Scorpius. À la fin de la pièce, le rideau se baisse sur une scène montrant Harry et Albus devant la tombe de Cédric, où Harry explique à son fils qu’il vient là pour demander pardon.

Ce que je n’ai pas aimé :

La plus grosse critique que j’ai à formuler, critique assez sévère je dois l’admettre car c’est pour moi un aspect capital dans une oeuvre fictive (et c’est pour cela que je le développe beaucoup), concerne les personnages.

D’abord la présence et l’absence de certains personnages. Dumbledore et Hagrid semblent être là non pour l’histoire mais juste parce que ce sont Dumbledore et Hagrid et qu’il est difficile d’imaginer l’univers d’Harry Potter sans eux. Cependant, une autre façon de les insérer aurait été largement plus appréciable.

Par ailleurs, encore une fois, une pièce de théâtre n’est pas un roman. Néanmoins, il y a un déséquilibre pour certains aspects. La dame aux friandises du Poudlard Express – qui fait d’ailleurs peur ! – n’a aucune réelle utilité dans l’intrigue. Ludo Verpey est présent à plusieurs reprises… alors que des personnages plus importants de la saga ne sont même pas mentionnés, comme par exemple Sirius Black, Remus Lupin, Arthur et Molly Weasley, Fred et Georges ou encore le très courageux elfe de maison, Dobby. Et cela aurait été une façon de leur rendre hommage, vu le destin tragique de certains d’entre eux. Les auteurs auraient pu faire l’économie de certains passages, de certains dialogues pour y insérer ces personnages-là. Cela aurait été d’autant plus possible que l’intrigue tourne autour du voyage dans le temps.

En ce qui concerne les personnages principaux, on note une accentuation uniquement des défauts de ces personnages alors que les qualités en sont oubliées (si l’on excepte Drago Malfoy et son fils Scorpius, j’y reviendrai). On a comme des clichés, des caricatures des personnages. Honneur aux dames d’abord.

Hermione ne pense qu’au travail et manque totalement de sensibilité que ce soit dans le travail ou dans sa relation avec Ron alors que c’est sans doute aucun le personnage le plus humain et le plus sensible de la saga ! La S.A.L.E. ça vous rappelle quelque chose quand même ? Et je suppose que son empathie vous est aussi restée en mémoire… Par ailleurs, on ne retrouve que peu la Hermione qui a sauvé à elle seule la situation à plusieurs reprises dans les romans. Le peu de place qu’elle occupe m’a dérangée.

Ginny apparaît comme totalement effacée et n’est pas vraiment utile pour l’intrigue (encore moins qu’Hermione). Elle est plus présente en tant qu’épouse d’Harry et mère d’Albus, mais pas en tant qu’elle-même et on ne reconnaît pas son caractère avec notamment la phrase : « Si tu continues à faire l’idiot, Ronald Weasley, je le dirai à maman » ! Non mais ! Très sérieusement, qui pourrait croire que la Ginny des sept tomes écrits par Rowling dise une phrase pareille ? Elle qui, entre autres, a dit à Ron qu’elle faisait croire à tout le monde qu’il avait le tatouage d’un boursoufflet sur la poitrine…

En parlant de Ron, il est présenté comme un adolescent attardé alors qu’il a montré qu’il avait évolué à la fin du septième tome, faisant preuve de courage, en éliminant l’un des horcruxes, et d’une grande ingéniosité, en ayant l’idée d’aller dans la chambre des secrets pour récupérer les crochets du basilic qu’Harry a tué dans le deuxième tome. Lui non plus n’est pas très utile à l’intrigue. Et, comme pour Hermione, son peu de présence est dérangeant. De plus certaines de ces répliques ne sont pas très concluantes « Moi, rien ne me fait peur. À part maman. » Et les araignées alors ?

En ce qui concerne Harry, c’est un employé du ministère, submergé par la paperasse qui est incapable de comprendre son fils, ce qui est surprenant car la fin telle que l’avait écrite Rowling ne laissait pas présager cela. Au contraire, on avait l’impression qu’Harry pourrait être pour son fils le père qu’il n’a jamais eu. Il y a même un côté « tyran » qui semble ressortir lorsque, il demande au professeur Mac Gonagall, de surveiller son fils Albus pour qu’il ne traîne plus avec Scorpius grâce à la carte du Maraudeur ! Une sorte de 1984 de Georges Orwell transposé dans le monde des sorciers… D’ailleurs, j’ai trouvé justement que c’était parfois un peu lourd.

Quant aux personnages d’Albus et de Scorpius, bien que ce soient les personnages les plus intéressants d’un point de vue du caractère et de leur psychologie, une certaine mièvrerie teinte parfois leur relation.

Un autre aspect qui m’a déplu est le manque de cohérence qu’il y a parfois. L’exemple qui m’a vraiment marquée, est le fait, qu’à la fin de la pièce lorsqu’Hermione, Ron, Harry, Ginny, Drago, Albus et Scorpius sont réunis pour en découdre avec Delphi quelques heures après, ils parlent de prendre l’aspect de Voldemort en fabriquant du polynectar (même si finalement, ce n’est pas ce qui est utilisé). Or, si l’on se rappelle bien, la fabrication du polynectar est longue et nécessite une préparation avec des ingrédients particuliers (Cf. Harry Potter et la chambre des secrets).

Par ailleurs, le passage à l’action des personnages se déroule dès le trajet de départ du Poudard Express alors que dans les romans, elle se passe à la fin, au mois de juin. On ne retrouve donc pas la cohérence, la trame habituelle qui fait la « marque » des livres de la saga.

Ou encore le fait qu’Albus et Scorpius puissent se procurer aussi facilement le Retourneur de Temps dans le bureau de la ministre de la magie, alors que le ministre de la magie est Hermione, une enfant surdouée et donc devenue une adulte surdouée ! Cela est totalement incohérent.

 

A suivre : Ce que j'ai aimé...

Publié dans littérature

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Publié dans histoire

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