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5 articles avec methodologie

Le premier choix du thésard : le directeur de thèse

Publié le par Art & Energie

 

 

 

Voici un article qui m'a interpellée au sujet du choix du directeur de thèse :

 

cliquer ici.

 

 

 

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Méthodologie de la recherche universitaire : l'interprétation iconographique (2)

Publié le par Art & Energie

 

L'iconographie est une discipline à part entière en histoire de l'art. Elle est également ancienne car elle remonte au XVIe siècle avec l'ouvrage de Cesare Ripa, Iconologia ovvero descrizione dell'Imagini universali cavate dell'antichità e da altri luoghi (1593). Cependant, ce n'est qu'au début du XXe siècle que les termes d'iconographie et d'iconologie prennent leur sens actuel, celui d'une discipline des sciences humaines (instituts Warburg et Courtauld). C'est Erwin Panofsky (1892-1968) qui va théoriser la méthode d'Aby Warburg (1866-1929). Cette méthode est depuis lors la plus usitée pour l'interprétation iconographique et bien qu'ancienne, elle constitue la manière la plus claire d'interpréter une oeuvre.

 

Dans l'introduction de ses Essais d'iconologie, Panofsky présente cette méthode que je vous résume ici en quelques paragraphes. Cet article n'est pas seulement utile pour les étudiants-chercheurs mais aussi pour les étudiants, dès la première année, car je ne saurais que trop vivement vous conseiller de lire cet ouvrage (complexe, je l'admets) dès votre entrée à l'Université.

 

Panofsky définit l'iconographie comme étant  "cette branche de l'histoire de l'art qui se rapporte au sujet ou à la signification des oeuvres d'art par rapport à leur formes". Il explique que le processus d'interprétation comprend trois niveaux. Avant d'appliquer sa méthode à des oeuvres d'art, il prend un exemple de la vie quotidienne (c'est-à-dire plus exactement de sa vie quotidienne à savoir le début du XXe siècle). Lors d'une rencontre avec quelqu'un de sa connaissance, cette personne soulève son chapeau pour le saluer. L'identification de ce geste est liée à une première sphère de signification qui consiste à identifier certaines formes et certains objets selon sa propre expérience. C'est une "signification primaire ou naturelle". Le geste de la personne rencontrée prend une autre dimension, c'est-à-dire un deuxième niveau de signification, lorsque l'on réalise qu'il est une manière de saluer. Cette façon de saluer est propre au monde occidental et ne supporterait pas la même signification dans un autre lieu et à une autre époque. Pour comprendre ce geste, il est nécessaire de comprendre les objets et les événements premier niveau) mais surtout d'être familiarisé par les pratiques de ces objets et de ces événements. Ce niveau d'analyse a pour nom "signification secondaire ou conventionnelle".Enfin, un dernier niveau d'analyse, la "signification intrinsèque ou contenu", permet de révéler une "personnalité" (arrière fond national, social et culturel). Ce niveau d'analyser sert à interpréter ce qu'il y a derrière.

 

Adaptée à une oeuvre d'art, cette méthode applique également ces trois niveaux. Le premier a pour nom "description pré-iconographique" qui peut être réalisé en identifiant les événements, les objets et les formes (style). Une description de ces éléments constitue cette description pré-iconographique. Le deuxième niveau correspond à l'analyse iconographique. C'est là qu'on étudie le sujet de l'oeuvre. Pour cela, il est nécessaire de mettre en relation les compositions et des concepts. Ici, il faut connaître les sources littéraires et être familiarisé avec elles. Enfin, le troisième niveau correspond à une analyse iconologique, c'est-à-dire la signification interne de l'oeuvre (remise dans le contexte, etc.). Ces trois sphères d'analyse permettent une analyse approfondie du tableau. Bien qu'elles semblent être indépendantes les unes des autres, elles sont en fait liées et ne peuvent exister l'une sans l'autre. Elles sont nécessaires à la réussite d'une analyse d'oeuvre car elles permettent de l'étudier dans sa totalité. Les trois niveaux d'analyse sont complémentaires et ont une importance... chacun à leur niveau.

 

 

Petit conseil : Lorsque l'on analyse une oeuvre, il faut savoir la décrire. Et cela est plus complexe que cela pourrait paraître au premier abord. Ainsi, lorsque vous décrivez le tableau que vous avez sous les yeux, faites-le toujours comme si vous le décriviez à une personne qui, elle, ne l'a pas. A la fin de votre description, une personne qui n'a jamais vu l'oeuvre doit être capable de se la représenter mentalement. C'est la première étape d'une bonne analyse.

 

 

 

Tableau Panofsky

 

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Méthodologie de la recherche universitaire : du choix du sujet à la soutenance (1)

Publié le par Art & Energie

 

Dès qu'un étudiant rentre en Master 1 (anciennement appelé Maîtrise), il est tenu de rédiger un mémoire. Or pour rédiger un mémoire, il faut avant tout rechercher, rassembler, analyser, interpréter les informations, définir des limites, élaborer un plan, etc.

 

Exercice plus aisé pour certains que pour d'autres, il pose néanmoins des problèmes méthodologiques à tous lorsqu'on s'y "frotte" la première fois. Et bien sûr je ne parle même pas des normes nationales sur la mise en page (taille de la police, espacement des lignes, indication devant chaque ouvrage que vous citez en note le numéro que cet ouvrage a dans votre bibliographie, etc., etc., etc.) ! Vous aurez le temps de vous arracher les cheveux lorsque vous serez confronté(e) à la mise en page de votre thèse !

 

Des ouvrages sur le sujet sont bien évidemment écrits. Je ne vais donc pas à mon tour reprendre une énième fois tous les détails méthodologiques mais je vais tenter de vous donner des conseils en fonction des difficultés que tout jeune chercheur peut rencontrer sur le terrain. Aussi, vous l'aurez compris, je n'ai pas pour but de réaliser en de nombreux articles une nouvelle méthodologie complète et théorique mais plutôt d'axer mes conseils sur les problèmes rencontrés sur le terrain ou des questions que l'on peut se poser. J'espère ainsi pouvoir aider les jeunes chercheurs qui se trouveraient confronter à des problèmes pratiques : étant passée par là, je me dis que sans doute mon expérience pourrait aider... Il est bien évident qu'il n'y a rien d'exhaustif dans ce que je dirai et tout complément d'informations de votre part serait enrichissant. Ainsi, lorsque j'aborderai par exemple la question de la constitution de la bibliographie, je parlerai des outils que j'ai utilisés et limités aux disciplines que j'ai étudiées.

 

J'aborderai cette méthodologie du début (choix du sujet) à la fin (soutenance), sans pour autant le faire de façon chronologique. Considérant que vous êtes avant tout les premiers concernés, si vous avez des problèmes méthodologiques, n'hésitez pas à m'en faire part et je ferais de mon mieux pour vous répondre. Aussi, vos remarques, demandes et suggestions détermineront également les points méthodologiques que je traiterai. Je considère que c'est "votre" espace donc je m'adapterai à vos besoins.

 

Aujourd'hui, je voudrais aborder très rapidement un aspect qui n'est pas à proprement parler méthodologique mais qui s'avère capital pour la suite : le directeur de recherche. Il faut savoir, avant tout, et toujours garder en tête, que pour un(e) enseignant(e)-chercheur(-euse), ce n'est pas vous qui le/la choisissez mais c'est lui/elle qui vous accepte sous sa direction ou ne vous accepte pas (les raisons pouvant être diverses : administratives car il/elle a trop d'étudiants par exemple, personnelles car il/elle n'a pas assez de temps, ou que le sujet ne l'intéresse pas).

 

Cela étant, ce ne sont pas des obstacles que chaque étudiant rencontre mais il faut savoir que cela existe. Ne dramatisons pas, il arrive souvent, surtout en master, que l'on prenne rendez-vous avec l'enseignant que l'on souhaite avoir comme directeur de recherche, que cela se passe très bien et que la coopération se fasse d'un commun accord.

 

Et si vous hésitez par exemple entre deux domaines que vous voulez étudier ou deux périodes qui vous intéressent tout autant, et donc entre deux directeurs de recherche, je ne saurais que trop vous recommander d'orienter votre démarche en fonction de l'enseignant plus que du domaine ou de la période. Une bonne entente avec son directeur de recherche facilite grandement le travail qui vient par la suite. Mais cela est bien sûr évident...

 

Un directeur de recherche est là pour vous guider, pour vous aiguiller dans une direction ou encore vous recentrer si vous vous éparpillez. C'est son rôle de vous conseiller. Mais n'oubliez jamais que votre mémoire, c'est votre travail, pas le sien et que vous devez être convaincu(e) de ce que vous avancez, car lors de la soutenance, ce sera à vous de justifier vos choix, et non pas à votre directeur de recherche de le faire.

 

 

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Commentaire composé : un sonnet de Pétrarque

Publié le par Art & Energie

 

Voici un exemple de commentaire composé à travers le sonnet CCXXVI du Chansonnier de Pétrarca (Pétrarque). Je ne présente pas un commentaire détaillé (je laisse le soin aux annales du bac de réaliser cela !) . En effet, j'ai remarqué lorsque je passais le brevet et le bac (c'est-à-dire il y a plusieurs siècles ) que la correction était tellement complète que la déprime pouvait gagner le pauvre étudiant en voyant qu'il ne pourrait pas faire aussi bien ! Donc, je donne un exemple d'ossature autour duquel on peut développer ou moduler. A vous d'en faire ce que vous en voulez ! 

 

 

Sonnet Pétrarque Chansonnier

 

 

Introduction.

Ce sonnet est extrait du Chansonnier de Pétrarque datant du XIVe siècle. Écrit par l'auteur en langue vulgaire, ce recueil poétique est en fait un ensemble de sonnets colligés plus tardivement. Comme les autres sonnets, le sonnet CCXXVI est écrit en langage soutenu.

En vers décasyllabiques, le poète y exprime son amour pour Laure (jeune fille rencontrée à l’église de Sainte-Claire, en Avignon, le 6 avril 1327) dont le nom renvoie au laurier, symbole de la poésie. A travers l'oeuvre de Pétrarque et dans ce sonnet se pose la question du rapport de la poésie et de l'amour et des liens que le poète entretient avec eux.

Ce sonnet est le reflet de l'interprétation de Pétrarque sur sa vision de l'amour. Il est à la fois marqué par l'extériorité du poète et par son intériorité que l'on peut déterminer par les champs lexicaux qui apparaissent dans ce sonnet.

 

Première partie : Extériorité du poète.

Concernant l'extériorité du poète, les champs lexicaux sont surtout liés aux paysages et aux lieux "rives fleuries", "plaines ombreuses", "soleil", "ciel", "ténèbres", "sommeil", "champs de bataille", "forêt". Ces lieux sont à la fois physiques, concrets et imaginaires, abstraits.

L'expression poétique est à mettre en rapport avec les comparaisons que fait le poète avec la faune "moineaux", "bêtes". Quant aux termes du champ lexical concernant les lieux, on note une opposition des termes "soleil/ténèbres", "rives fleuries/plaines ombreuses".

L'écriture, le reflet sont le reflet de la vision de l'amour pour Pétrarque où amour charnel et vie spirituelle sont en constante opposition.

 

Deuxième partie : Intériorité du poète.

Les champs lexicaux concernent ici le corps "visage", "yeux", "coeur" et le domaine des sentiments "seul(s)", "larmes", "plaisir", "rire", "tristesse", "serein", "mort", "vivre", "douces pensées", "jouir", "pleure". Une fois encore, les termes sont en opposition, ce qui est un leitmotiv dans le sonnet. Joie et tristesse, vie et mort s'opposent.

D'un point de vue stylistique, l'expression poétique est marquée par la répétition des mots "aucun" et "seul" et par des phrases longues faisant écho à la lassitude du poète. Ces phrases sont seulement entrecoupées par une seule phrase courte au milieu de la deuxième strophe "Me nourrir, / C'est absinthe et poison" qui est le reflet du désir de mort de Pétrarque et que l'on avait déjà chez Dante Alighieri avant lui.

Le style reflète l'introspection du poète ; il s'agit d'un dialogue avec son âme qui met en relief les tourments de l'amour comme on peut le voir entre autres avec les phrases : "ne furent seuls autant que moi" et "seul objet que mes yeux puissent vouloir".

 

Conclusion.

Dans les vers de Pétrarque notons une universalité de la question de l'amour car s'y trouve une constante opposition entre amour charnel et vie spirituelle (amour inconditionnel) ; ces questionnements trouvent écho en chaque être humain contemporain du poète (et même au-delà).

Pétrarque s'inscrit dans la lignée du Dolce Stil Nuovo et de Dante où la vision de l'amour est intrinsèquement liée à la poésie et à une introspection. L'extériorité du poète peut être assimilée à l'amour charnel et son intériorité à sa vie spirituelle.

 

 

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Nouvelle rubrique : méthodologie (eh oui encore une...)

Publié le par Art & Energie

 

Voici une nouvelle rubrique intitulée "Méthodologie" et dans laquelle je proposerai, comme son nom l'indique, des informations concernant la méthodologie ou des exemples dans divers domaines (littérature, art, etc.) 

 

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